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LA CRÉATION DU STATUT DU CONSEIL D’ORDRE

POINT DE VUE DE L’ASSOCIATION 

DES PHYSIOTHERAPEUTES TUNISIENS

POUR LA CREATION DU STATUT DU CONSEIL D’ORDRE

 1 – L’inspection des cabinets de libre pratique doit être confiée à des inspecteurs kinésithérapeutes sous l’égide du conseil de l’ordre des physiothérapeutes et non pas à des médecins inspecteurs

2 – Négocier avec la CNAM l’établissement d’un numerus clausus de patients  par cabinet(x patients par physiothérapeute conventionné et ce à la lumière de certains pays européens)

3–  L’ordre des physiothérapeutes  doit avoir l’obligation morale de collaboration avec l’autorité compétente et concernée pour l’établissement de la carte géographique des physiothérapeutes en Tunisie ainsi que l’étude des besoins à moyens et long terme des physiothérapeutes à former par période et par Année c.à.d. établissement d’un numerus clausus à répartir entre les différentes écoles étatiques et privées de formation selon des normes et des critères à établir.

4 – Adoption de ces 13 recommandations pour améliorer la formation de base dans les écoles de physiothérapie:

 a.  Etablir la carte géographique des physiothérapeutes tunisiens en exercice hospitalier et libéral.

  1. b. Recensement des physiothérapeutes diplômés en attente d’emploi.
  2. c.  Définir le besoin du pays en termes de physiothérapeutes à court et à moyen terme.
  3. d. Etablir un numérus clausus (comme ca se passe en France et ailleurs dans le monde) par année à répartir sur toutes les écoles de santé privées et étatiques en Tunisie selon le besoin du pays.
  4. e. Veiller à ce que les critères d’orientation vers la section soient respectés par les écoles privées (concernant la nature du bac : section sciences ou maths, et ce, conformément aux guides d’orientation du Ministère de l’Enseignement Supérieur).
  5. f.  Respecter une différence maximale de 20 points de score par rapport aux écoles étatiques pour admettre un étudiant à la section physiothérapie à titre privé.
  6. g. Respecter la validité du baccalauréat de cinq ans maximum pour admettre un étudiant dans les écoles privées. (La validité est de trois ans pour les écoles étatiques)
  7. h.  Les écoles privées sont appelées à respecter le cahier de charges concernant la planification du programme d’enseignement et du taux de son exécution qui ne doit pas être inférieur à 90% du volume horaire prévu, concernant les conditions d’examens qui doivent être dans les normes de point de vue temps, horaire et espacement des salles d’examen et surveillance  pour éviter tout encombrement et de ce fait toutes tentatives de fraude.  
  8. i.  Fixer un délai limite pour toute inscription en première année à ne pas dépasser deux semaines au plus tard de l’ouverture de l’année universitaire de chaque école.
  9. j. Un conseil scientifique et un conseil de discipline doivent exister au sein des écoles privées à l’image des écoles étatiques en respectant les mêmes normes ; et seul le conseil scientifique se charge des affaires scolaires, pédagogiques et évaluation.
  10. k. Les écoles étatiques et privées doivent être équipées de tout le  matériel techno-pédagogique nécessaire non seulement pour l’enseignement pratique, mais aussi pour l’enseignement théorique, tel que l’anatomie, la physiologie, l’appareillage, et ce, par la création de laboratoires suffisamment équipés au sein des écoles :

            – Laboratoire de physiologie.

            – Laboratoire d’anatomie

            – Unité de conception de petit appareillage en plâtre ou en résine.

  1. l. La création d’une structure suffisamment équipée de personnel qualifié au sein du ministère (unité de formation des cadres), qui doit veiller à l’application du cahier de charges, l’exécution des programmes aussi bien dans les écoles étatiques que privées, le contrôle de l’assiduité des étudiants et la supervision des examens écrits.
  2. m.  Instaurer un teste psychotechnique à l’image des écoles des sciences infirmières tunisiennes pour le choix du candidat à la section et / ou élaborer une année d’études préparatoires suivi d’un concours à l’image du Canada et de la France.

5-    L’ordre des physiothérapeutes doit œuvrer avec l’unité de formation des cadres  de la santé pour faire respecter le cahier des charges (à revoir) signé par les différents organismes de formation privés

6-   Les 11 mesures à entreprendre pour favoriser l’emploi des jeunes diplômés:

  1. a.  Interdire le stage d’initiation à la vie professionnelle (SIVP) des nouveaux diplômés dans le secteur privé (cliniques, centre de rééducation et de médecine physique, cabinets de physiothérapie).
  2. b. Le stage (SIVP) ne peut, logiquement, se faire que dans des structures de formation hospitalière, en vue d’un complément de formation (vue les conditions de formation actuelle), et d’une initiation à la future vie professionnelle.
  3. c. Il est inadmissible qu’un nouveau diplômés, qui vient de s’installer en libre pratique recrute un nouveau collègue (parfois de même promotion), pour l’initier à la vie professionnelle. (Il suffit de voir annonces sur face book).
  4. d.  Le nouveau diplômé  qui désire s’installer en libre pratique doit obligatoirement passer un stage d’une année dans une structure hospitalière publique.
  5. e.  Le stage (SIVP) permet entre autre de résoudre temporairement le besoin en para médicaux dans les services hospitaliers à l’intérieur du pays qui ont un manque important en personnel influant la qualité des soins dispensés.
  6. f. Les cliniques doivent recruter des physiothérapeutes plein temps et ne pas fonctionner avec le SIVP (contrat, fin de contrat….)
  7. g. Le même problème se pose aux centres de médecine physique de libre pratique.
  8. h. Les équipes sportives doivent aussi recruter des physiothérapeutes plein temps, en est de même pour les équipes nationales.
  9. i.  Les centres d’infirmité motrice (AGIM) et les autres centres prenant en charge des handicapés dépendant du ministère des affaires sociales, doivent de même recruter des physiothérapeutes plein temps et non pas sous un contrat SIVP.
  10. j. Favoriser la formule des physiothérapeutes à domicile conventionnés avec la CNAM comme ça se passe en Europe.
  11. k. Il en est de même pour les centres de thalassothérapie et de bien être dépendant du ministère  de tourisme, qui doivent recruter des physiothérapeutes plein temps et non pas sous contrat de SIVP

 Cordialement
Pour le bureau directeur de l’APT

BAHRI Youssef : Président
Meddeb  Abdessatar Président d’honneur
HACHICHA Moncef : Secrétaire général
BHIR Hatem : Trésorier